Photographie | Les photographes et leurs images...
Exposition à visiter du 4 au 19 février 2012, Espace Culturel Chapelle Ste-Anne, La Baule
Annette FORGET : "Pérambulation"
Le titre de sa série est "pérambulation" (ce n'est pas un mot inventé, il vient directement de perambulare en lat : marcher, se promener) mot poétique, un peu ancien.
La série, qui comporte 8 images en N&B (format 40x50), sera visible après le 19 février prochain sur le site d'Annette FORGET
"Pérambulez jambes légères par le soleil léchées ou par le vent caressées; je vous ai observées ici, là, en Espagne, en Ouzbékistan, au Portugal ou en France."
Jacques DOLIVET : "Terres salées"
Le paysage, pour lui-même ou lorsqu’il est utilisé pour des installations plasticiennes, est un élément récurrent dans les photographies de Jacques Dolivet.
Dans la série "Terres salées", même s’il n’apparait que fragmenté, le paysage est bien le centre d’intérêt.
Chaque image est un dépaysement pour l’œil, presqu’une énigme : Où sommes-nous ? De quoi s’agit-il ?
Chaque image est un micro-paysage, une toute petite partie d’un tout qui, cependant, suffit à suggérer le caractère si particulier de l’ensemble de ce territoire unique.
Car en ce lieu, les "fantaisies" de la matière brute des Marais Salants Guérandais modelée par l’empreinte de l’homme, produisent des compositions aussi curieuses qu’inattendues : nous sommes à
la fois dans l’abstrait, au premier regard sur ces lignes et ces courbes quasi mathématiques, et dans le concret, lorsque l’on s’attarde à l’observation des plus petits détails…
Jacqueline OGNIER : "Coups de coeur"
7 photos 40X50
"Reflets" - "Contrastes" - "Corridor" - "Dôme" - "Incandescence" - "sorcières" - "Profondeur"
Coups de cœur
Au gré du temps, l’œil de l’auteur vagabonde dans l’espace et s’arrête sur l’image.
Elle aime :
- les éléments naturels rencontrés dans la matière symbolisant le sabbat des sorcières sur la lande
- le jeu de lumières dans les espaces géométriques
- la beauté éphémère des contrastes ou des détails d’architecture qui jouent avec la lumière et l’eau
- le silence du lieu symbolique contrastant avec les bruits de la ville.
- Elle souhaiterait vous faire partager ses émotions et ses sentiments.
Jean Jack MOULIN : "Miroir du passé"
Au gré des rencontres, des découvertes de nouveaux lieux et d'univers, Jean Jack MOULIN aime partager et associer sa passion de la photographie avec d'autres moyens d'expressions artistiques. La
première véritable expérience a été celle réalisée avec Marion FISCHER-BARRE en 2010 à La Baule. Les deux artistes présentèrent alors une série originale : "Ut Pictura Poesis". A l'époque, les prises de vues avaient été réalisées bien avant l'écriture et c'est, inspiré par les
images que l'auteur avait rédigé ses textes.
Avec "Miroir du passé", la démarche est différente car le photographe s'étant fixé à l'avance quelques scènes, ambiances et lieux pour ses prises de vues, a demandé à Yvonne FAIVRE de lui rédiger
un texte en lui laissant carte blanche sur le style et le récit. Johanna MOULIN, fille du photographe et Jacques DOLIVET ont participé au projet en se mettant dans la peau des deux personnages de
l'histoire.
"Miroir du passé" sera visible sur le site de Jean Jack MOULIN après la fin de l'exposition, le 19 février prochain.
8 images + texte 40X60 cm + 1 image 40X26 cm
impression directe sur pvc, tirages réalisés par Repro Service à Nantes
Michel DUCROT : "Campagne"
Catherine CHATAL : "Tranches de vie"
"Observer est le plus durable des plaisirs de la vie" (Georges Meredith).
Observer, c'est ce qu'a fait Catherine CHATAL dans un sous-bois, près des bouchots, sur la falaise, au hasard d'une ruelle, lors d'une grande marée...
A partir de ses prises de vue, elle a su créer un décor à son image en associant ce qu'elle aimerait réunir autour d'elle.
"Tranches de vie" est un photomontage.
Mieux : un puzzle d'émotions.
5 photographies en couleur - Format 20x20 / 50x50
Claude BERCHADSKY : "Les gens de Certé"
En 2008, quand a commencé le processus de relogement des habitants préalable à la démolition des trois tours du quartier de Certé, le service culturel de Trignac a souhaité garder une mémoire des
gens qui vivaient dans ce quartier intermédiaire entre Saint Nazaire et Trignac. Ce projet a abouti à un spectacle joué par des habitants et la Compagnie Corbokiri et une exposition d'une
trentaine de portraits. En préface au livret qui a été édité ensuite j'avais écrit ce texte d'introduction :
Les gens de Certé…
Oserais-je le dire ? Quand Fabrice David et Marie Luce Godin du service culturel de Trignac m’ont proposé de faire une série de portrait des habitants de Certé, je ne voyais dans ce quartier
qu’un espace indéterminé, de Trignac sans être à Trignac, de Saint Nazaire hors de Saint Nazaire, un lieu incertain, quelque part, nulle part. Au fil des rencontres, j’y ai découvert des gens
tous plus attachants les uns que les autre, des gens qui ont, presque tous, une longue histoire de vie liée à cet entre-deux villes, qui lui donnent une réalité bien particulière, une identité
spécifique. Tous, qu’ils aient vécu, grandi se soient connus, aimés, dans ces tours qui vont s’effacer du ciel de l’estuaire, qu’ils aient abrité leur famille dans ces pavillons qu’on ignore en
passant sur la grande route, qu’ils se retrouvent dans le petit centre commercial, à la garderie, à la maison des rencontres, autour du marchand d’huitres du dimanche matin, à la sortie de
l’école ou du collège, tous se reconnaissent d’abord gens de Certé. Et voilà que d’y repenser me fait remonter aux lèvres une douce et nostalgique chanson
« Qu'ils soient d'ici où de n'importe quel parage
Moi j'aime bien les gens qui sont de quelque part
Et portent dans leur cœur une ville ou un village
Où ils pourraient trouver leur chemin dans le noir »*
*Jaques Debronckart : Adélaïde
Claude BERCHADSKY
André SCHULTEN : "Un certain regard"
André SCHULTEN fait de la photographie depuis une trentaine d'années et expose avec A.P.O. depuis maintenant 4 ans. Domicilié à Köln, il voyage régulièrement pour son métier entre le Portugal,
l'Espagne, la Croatie, l'Italie, la Pologne et l'Allemagne. Lors de ses nombreux déplacements il ne manque jamais d'emporter avec lui son précieux boitier argentique moyen-format. Il saisit des
portraits, des scènes du quotidien et des paysages des pays qu'il traverse. André SCHULTEN travaille toujours en noir et blanc et réalise lui-même ses tirages au laboratoire.
Cette année, le photographe présente sa série "un certain regard" composée de 12 images.
Tirages argentiques présentés sous cadres, du format 34X40 cm au 60X80 cm
Yvonne FAIVRE : "Ambiance bistrot"
"C'est avec tendresse qu' Yvonne Faivre pénètre dans l'univers de ses semblables.
Sensible aux changements qui s'opèrent dans une société où tout s'accélère et dans laquelle la solitude est devenue banale, elle est allée au-devant de ces êtres que la vie bouscule et rassemble
autour d'un verre.
"Ambiance bistrot" nous parle de cette communication qui cherche à s'établir entre des hommes qui raccommodent leurs souvenirs ou se tricotent un avenir, pour continuer à vivre".
5 images - Format 40x60 sur toile.
MARIE BEYER : "En l'air"
Marie laisse l'image la surprendre, la troubler, l'apprivoiser dans ses propres émotions. Elle choisit une mise en lumière volontairement dépouillée pour virevolter, séduire, s'accepter ou
déranger la fragilité du corps et de l'espace du temps qui nous est accordé.
3 images au format 60X60 cm
+ 3 formats 60X80 cm
